
CHRONIQUE. On demande beaucoup aux banques, tout en leur imposant des réglementations qui peuvent avoir des effets pervers ou qui peuvent freiner la compétitivité des établissements
La société civile attend souvent des banques qu’elles fournissent des solutions à des problèmes qui, en réalité, les dépassent: les banques doivent lutter contre la criminalité et l’on aboutit à des réglementations anti-blanchiment complexes, coûteuses et peu efficaces; les banques doivent sauver la planète et l’on se retrouve avec les règles ESG, auxquelles, à titre d’exemple, sont consacrées 56 pages du dernier rapport annuel de BNP PARIBAS.
Dans un mélange d’arrogance et d’ingénuité, les banques acceptent les contraintes qui leur sont imposées sans attirer l’attention des autorités et du public sur le fait qu’elles peuvent certes jouer un rôle mais qu’il est limité. En essayant de contribuer à résoudre certaines difficultés sociétales, les banques s’engagent dans une mission difficile où elles sont l’objet de critiques sévères en cas d’échec.
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